La quête de soi, de son utilité dans ce vaste monde, fait partie omniprésente des requêtes des femmes que j’accompagne.

J’ai moi-même eu à faire cette quête; je pense même que c’est une quête infinie tant nous, être humains, sommes riches.

story-instagram-marjolaineSource : mes propres stories sur Instagram

On m’a dit…

J’ai fait tout comme on m’a dit, j’ai appliqué, suivi les règles préétablies pour savoir « vivre ». Obéissant à toutes les directives, ce sentiment insistant que ce n’était pas le bonheur, ce n’était pas la Vie, la vraie s’accrochait à moi plus que jamais.

J’ai demandé encore et encore et je n’ai pas eu de réponse. En insistant, on m’a renvoyé au manuel de la vie, les factures…”Travaille pour payer les factures, voyage pour te reposer de payer les factures. C’est ça le bonheur, c’est la vie…”

Et toujours ce même sentiment de manque, d’inachevé, de vide.

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Alors je me suis mise en quête par moi-même. J’ai compris qu’ils n’avaient pas de réponse à me donner. Peut-être qu’ils ne savent pas, peut-être qu’ils n’ont jamais ressenti ce que je ressens même si j’en doute tant ce sentiment est profond, réel et insistant.

Il n’est pas possible que nous soyons mis sur Terre juste pour payer des factures. C’est un non-sens abyssal pour moi. Ces machines de précision, ces merveilles de technologie que nous sommes ne peuvent pas servir juste les intérêts de grandes multinationales.

La Vie est bien plus que cela. En tout cas, c’est ce à quoi je crois fermement.

En quête…

Et puis j’ai commencé à observer les gens. Pas les stars ou les célébrités mais nous, les « vraies » gens. Parce qu’il faut arrêter de croire que les choses exceptionnelles sont réservées aux personnes connues ou aux “élites”.

D’abord les enfants. Leur innocence leur permet de s’exprimer librement dans beaucoup de domaines. Et très vite, nous nous rendons compte qu’ils font des choses que personne ne leur apprend. Ils ont des raisonnements ou des réactions que personne ne leur enseigne.

Ensuite les adultes, l’apprentissage de cette vie les rend beaucoup moins innocents et libres mais beaucoup d’entre nous faisons des choses avec aisance sans même nous en rendre compte. Je dis « sans même nous en rendre compte » parce que très souvent il ne s’agit pas forcément d’un art évident à l’œil nu. C’est facile de voir un don chez l’enfant ou l’adulte qui dessine à la perfection sans jamais avoir pris un seul cours mais il est plus difficile  de déceler une perspicacité plus élevée que la moyenne, des dons intellectuels plus subtils.

Oui car il s’agit bien de dons, de talents. Ces choses innées que personne ne nous transmet, qui sont déjà placées en nous. Tout le monde en est doté. Alors j’ai cherché les miens.

Comment ?

  • Identifier ce que nous faisons avec aisance sans que personne nous ait appris.
  • Ce que nous sommes capables de faire pendant des heures sans que nous soyons payés pour le faire.
  • Ce que les autres voient en nous et sont même prêts à payer pour que nous leur fassions.

Ca m’a pris du temps parce que je m’évertuais à chercher des choses évidentes : la cuisine, le chant, la danse….Et j’ai approfondi ma démarche sur des choses plus intérieures, des sens plus développés, des sensibilités exacerbées. Beaucoup plus subtil à mettre en évidence.

J’y ai vu ma capacité de percer les gens à jour, ma lecture fine du langage para verbal de l’autre, plus que le verbal parfois. J’ai vu ma grande mémoire et ma grande capacité d’écoute active. Mes facilités en écriture. J’y ai vu beaucoup de choses…. Car les dons s’articulent autour de plusieurs composantes.

Pour aller plus loin, je vous invite à verbaliser vos dons avec la méthode japonaise IKIGAI (Merci Tonia) qui vous aidera à vous poser l’ensemble des questions vous menant à ce but.

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Source : penserchanger.com

La puissance du don

Après les avoir vus, j’ai dû les reconnaître mais surtout les accepter comme tels. Et faire confiance à ces capacités. Parce que c’est bien là le vrai point, un don est puissant quand il est utilisé. Sa force est révélée dans l’impact qu’il a sur ceux qui en bénéficient. Un don n’est JAMAIS pour nous-même. Un don sert un besoin.

Prenez l’exemple de quelqu’un qui sait très bien pâtisser  sans jamais avoir appris. Faire un gâteau est facile pour cette personne, tellement facile qu’elle n’en voit pas la valeur tout de suite. Ses gâteaux sont commandés pour toutes les réunions familiales qu’elle prend un réel plaisir à faire. Sa seule rémunération reside dans le prix des ingrédients. Ni son temps, ni son savoir ne sont jamais valorisés. Parce que, pour elle, il n’y a pas de difficulté de réalisation. Pourtant, l’impact plaisir est fort et les gens y reviennent toujours.

Transposer cela maintenant à une personne de très bon conseils que tout son entourage sollicite. Elle n’a pas appris à donner des conseils, elle sait donner des conseils.

Cette société nous enseigne qu’une chose a une valeur proportionnelle à sa difficulté, sa complexité. Encore un schéma à déconstruire ! Une chose a une valeur proportionnelle à son impact. Si tu détiens une chose qui produit de l’impact et répond à un besoin, c’est une chose de valeur, c’est une chose à valoriser.

“Plus vous allez utiliser vos dons,

plus vous allez vous avancer vers votre mission, votre but dans la vie.”

L’épanouissement, le salaire de la mission

J’utilise une grande partie de mes dons dans mon travail au quotidien de conseillère en image. Les clientes sont très souvent surprises dès le premier rendez-vous. Ma perspicacité et la pertinence de mes propos font mouche et produisent de l’impact à l’intérieur, pour chaque cliente. Mon sens du style apporte la touche finale extérieur d’un accompagnement.

Et chaque jour, je vois, je lis l’impact sur mes clientes. Et chaque jour, je vis l’épanouissement.

J’ai abandonné cette vie de paiement de factures pour cette mission. J’ai sacrifié une grande partie de mon confort pour cela. Je ne regrette absolument rien. Exprimer ses dons, aider les autres, c’est le véritable but d’une vie dont le salaire est avant tout l’épanouissement et des vies impactées.

 

Marjolaine

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